Abstract
Les efforts pour définir la vie se sont intensifiés ces dernières années dans les sciences biologiques. Partant d’une interrogation sur les motivations qui président à ces efforts, nous montrons que l’on doit distinguer deux projets qui s’exposent à des difficultés philosophiques très différentes : ceux présentant l’obtention d’une définition de la vie comme un moyen nécessaire pour l’enquête scientifique ; ceux qui pensent celle-ci comme une fin. Puis nous analysons les usages qui sont faits du terme « vie ». Tandis que l’ensemble des analyses l’ont considéré comme un terme de classe dont les organismes seraient des instances, nous montrons qu’en pratique il existe un second usage implicite de ce terme : dans certains contextes « vie » sert à désigner un individu dont les organismes sont des parties.