Le Luxe

In Julien Deonna & Emma Tieffenbach (eds.), Petit Traité des Valeurs. Paris: Ithaque (2018)
Download Edit this record How to cite View on PhilPapers
Abstract
Cadillac, sacs Louis Vuitton, montres Rolex, jacuzzis, caviar et champagne Dom Perignon : ces biens sont indéniablement luxueux. Au contraire, l’oxygène, le travail rémunéré ou l’eau ne sont pas considérés comme des luxes. L’histoire de l’économie regorge de biens qui ont perdu ou acquis un caractère luxueux (par exemple, le café, le thé ou le cacao). Qu’est-ce que le luxe ? La question de l’essence du luxe a été négligée par les philosophes qui se sont plutôt intéressés à la question de la valeur morale du luxe. Nous débuterons par formuler la conception classique du luxe qui prévaut en économie : les objets luxueux sont des biens non nécessaires, c’est-à-dire superflus. La superfluité du luxe est analysée en termes d’accès aux biens: un bien est superflu lorsqu’il n’est accessible qu’à une minorité privilégiée. Cette définition camoufle deux conceptions distinctes du luxe : le luxe comme superfluité et le luxe comme privilège. Notre analyse révèlera que chacune de ces conceptions s’avère problématique. Nous explorerons ensuite une approche sémiotique du luxe en termes de symbole de la classe privilégiée. Nous conclurons en esquissant une nouvelle théorie : le luxe est l’extraordinaire dans l’ordinaire.
PhilPapers/Archive ID
LAULL-3
Revision history
Archival date: 2018-02-05
View upload history
References found in this work BETA

No references found.

Add more references

Citations of this work BETA

No citations found.

Add more citations

Added to PP index
2018-02-05

Total downloads
50 ( #25,333 of 34,366 )

Recent downloads (6 months)
23 ( #13,611 of 34,366 )

How can I increase my downloads?

Monthly downloads since first upload
This graph includes both downloads from PhilArchive and clicks to external links.