Abstract
A une époque où se transforme l’inscription des sociétés humaines dans l’environnement biophysique, où se pose donc la question de l’énergie, des ressources et des besoins énergétiques, la catastrophe de Fukushima permet de poser et explorer divers problèmes.
Pour expliquer la catastrophe, l’analyse a mis au jour un niveau de la réalité sociale que les sciences humaines et sociales établies n’exposent pas complètement: elles explorent un niveau de la réalité sociale organisée selon la différentiation actuellement prévalentes des secteurs d’activité propres aux systèmes sociaux observables. Les travaux de Michel Foucault, les problèmes qu’ils posent et les concepts qu’il formule, ouvrent la possibilité rendre compte des multiples connaissances produites depuis mars 2011.
Le but de ces diverses analyses de la catastrophe de Fukushima est de montrer comment, dans un système social donné, les différents réseaux de pouvoir sont agrégés en une structure qui assure leur stabilité, conditionnent leur capacité d’adaptation aux évènements perturbant cette structure, comment ces réseaux de pouvoir investissent l’environnement biophysique pour générer les écologies à la base de nos sociétés. Le cas Fukushima prouve qu’on ne connaît pas réellement une société sans atteindre ce niveau où les divers composants d’un système social sont associés et inscrits dans l’environnement biophysique sous forme d’écologies associées.